Le
nom de la ville de Roncq apparaît dès 1055. Ce n'est qu'en 1884
qu'elle sera qualifiée de ville, grâce à une population
supérieure à 5 000 habitants.
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A cette époque, Roncq connaît déjà une organisation en deux
pôles distincts, matérialisée par ses deux églises :
Saint-Piat au Centre et Saint-Roch au Blanc Four.
Le XIXème siècle marquera un tournant dans l'histoire de la
ville et de ses habitants. D'une activité agricole, la ville va
passer à une activité industrielle due au développement du
textile dans les agglomérations de Roubaix et Tourcoing.
Le besoin de main-d'œuvre de ce secteur et la faiblesse des
moyens de transport firent doubler la population roncquoise.
Si l'activité textile a eu une influence prépondérante sur le
développement de Roncq, elle laissa également des traces dans
son urbanisation, son patrimoine et son architecture flamande.
Au fil des années, les bâtisses présentes encore aujourd’hui
ont subi des modifications, elles ont parfois même changé de
destination, mais qu’importe témoins du temps passé, elles
font partie de la vie de la cité.
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RONCQ a la chance de compter encore bon nombre de châteaux, et
on a l’impression que le temps n’a pas eu de prise sur eux.
Il en est ainsi du "CHATEAU LES TILLEULS" situé
rue du docteur Galissot. Construit en 1859, il était la propriété
d’une famille d’industriels les LEURENT, et il est devenu l’Hôtel
de Ville depuis 1975.
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A quelques mètres du premier, Le CHATEAU VERHAEGHE. Un
premier château fut construit rue des Arts, en 1775, puis démoli
et reconstruit vers 1907 par Jules Desurmont; il en avait hérité
mais ne le trouvait pas à son goût.
Alors qu'il était la propriété de Joseph Verhaeghe depuis 1922,
il fut ravagé par un incendie en mai 1940 et reconstruit après-guerre.
Racheté en 1973 par la Municipalité, pour la qualité
exceptionnelle de son parc, il devint en 1976 le Centre Social
Jacques Duclos.
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Il est aujourd'hui l'Annexe-Mairie, abrite divers
services administratifs et sera un élément emblématique du
patrimoine roncquois en plein cœur du nouveau centre ville de
Roncq.
Dans le parc attenant au château, nous découvrons les
"Anciennes Ecuries", qui étaient de véritables écuries
de luxe, avec sellerie et bourrelerie, ainsi qu’un logement pour
le cocher.
A proximité, il y a aussi une fermette construite vers 1910, en
bordure de la rue de la Latte, qui comprenait étable, laiterie et
poulaillier modernes, ainsi qu’un bâtiment pour l’entreposage
du fourrage des bêtes.
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En empruntant le parc derrière l’hôtel de ville, pour regagner
celui appelé parc Vansteenkiste, on découvre le "CHATEAU
LAGACHE" rue de Lille, devenu ensuite le "CHATEAU
TIBERGHIEN", reconstruit à l’emplacement de ce dernier
en 1910. En 1950, ce fut l’hôtel de ville. Aujourd’hui,
c’est le centre culturel abritant la Bibliothèque
Municipale et l’Ecole Municipale de Musique.
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Non loin,
toujours sur la rue de Lille, le "CHATEAU LAMON",
construit en 1927.
Il a été réhabilité dernièrement pour devenir un immeuble
d’habitations de standing...
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Il y a aussi le "CHATEAU DU BLANC FOUR" rue de
Tourcoing construit à la fin du 19éme siècle ; il abrite
aujourd’hui le Centre Social Alphonse Loeul.
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Ces châteaux, le plus souvent entourés d’écrins de verdure côtoient
de grandes maisons bourgeoises, dans des styles différents
A côté de ces châteaux et demeures qui ne laissent pas l’oeil
indifférent, d’autres bâtiments ont su traverser les années
pour jouer encore un rôle dans le présent :
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LA MAISON DE RETRAITE "LA COLOMBE" rue des frères
Bonduel construite en 1858, que l’on appelait à l’époque
l’Hospice des Vieillards
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L’ECOLE PERGAUD en façade de la rue de Lille. Divers bâtiments,
une maison et un terrain sont achetés pour l’aménagement de
cette école en 1850. L’école est laïcisée en 1888, et elle
accueille encore en 2001, nos chères têtes blondes.
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Le CENTRE GALISSOT, datant de plus de 150 ans, qui fut à
l’origine une école de filles confiée aux Soeurs de la
Providence dites de Sainte Thérèse d’Avesnes, comprenant le
Couvent Notre Dame des Victoires. L’école déménagera dans des
locaux plus vastes et le rez-de-chaussée du couvent devint le siège
vers 1903, du cercle paroissial appelé le cercle Saint Louis, où
les hommes pouvaient jouer à des jeux traditionnels. Il fut décidé
de construire comme dans beaucoup de cafés, une BOURLOIRE vers
1913. Il fallut la restaurer après guerre en raison de son
occupation par les chevaux des allemands.
Il
est détruit en 2003, pour y reconstruire des appartements
de standing.
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Dans un tout autre registre, la GARE DE RONCQ ouverte en
1879, au lieu dit La Vallée, entre le Centre et le Blanc-Four,
qui est l’une des stations sur la ligne de chemin de fer menant
de Tourcoing à Halluin et Menin. La gare souffrira des
bombardements en 1914-1918, puis ce sera le trafic qui se raréfiera.
Elle deviendra friche à partir de 1977, pour être réhabilitée
sur une initiative privée en 1991, pour devenir le siège d’une
agence de publicité.
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RONCQ a aussi vu la naissance de brasseries et de moulins,
malheureusement, il ne reste rien des seconds.
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Ainsi, subsiste la BRASSERIE TORRIS, construite en 1881 au
Faubourg par la famille Lannoy, vendue en 1898 à la famille
TORRIS, qui la fit prospérer jusqu’en 1917 où il y eut
cessation d’activité suite à la réquisition des cuivres par
l’armée allemande. En 1938, la brasserie transformée en négoce
de vins prit le nom de Caves de Flandres et en 1955, le nom de
CAVES FILEZ. Aujourd’hui, le site est baptisé L’AMPHYTRION,
pour l’organisation de réception.
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La BRASSERIE LEYS OU BRASSERIE DU BILLEMONT datant de 1860
a laissé place à des appartements de standing.
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Si Roncq
comptait en 1910, plus de 200 cafés et estaminets s’adjoignant
le plus souvent une activité secondaire, trois établissements
sont encore vraiment des cafés d’hier et d’aujourd’hui :
LE NEW’S PUB aujourd’hui, le Cabaret du Blanc-Four, ou
Café du Blanc Four ou encore Estaminet du Blanc-Four pour hier :
ce café est déjà existant sur les plans cadastraux de 1720, à
l’angle de la rue de Tourcoing et la rue de Lille
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L’AUBERGE DE LA TETE D’OR dont la première date connue
de sa longue existence est 1590, au coin de la rue de Lille et de
la rue des Arts. On y logeait "à pied et à cheval"...
Des chambres, une bonne table, une écurie... C’était aussi un
relais de poste, le premier bureau de poste en quelque sorte.
Les
bâtiments étant trop vétustes, l'îlot de la Tête d'Or a dû
être détruit en 2003. Une place publique agrémentera bientôt
le centre ville.
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L’HEXAGONE restaurant gastronomique, qui avait pris place
dans un café très ancien créé en 1870, avec l’existence de
la porte cochère endroit où s’arrêtaient les chevaux du
relais de poste. Il s’est appelé auparavant le Café de la
Poire d’Or et le Café de la Mairie. Ce restaurant gastronomique
est devenu aujourd'hui une brasserie "L'ESTAMINET"
où vous pouvez déguster les recettes de notre belle région.
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Et puis, RONCQ c’est aussi le monde agricole. une soixantaine
d’exploitations en 1910, neuf aujourd’hui.
Mais, si l’œil s’attarde naturellement sur ces bâtisses ou
châteaux, qui sont remarquables et remarquées en raison de leur
architecture imposante ou de leur rôle dans la cité, il est
judicieux qu’il s’attarde aussi sur ce patrimoine que l’on
peut qualifier de "populaire", mais qui a su traverser
les années et reste aussi attaché à l’histoire de Roncq.
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Il reste peu de courées à Roncq ; la principale est la Cité
du Fort, où l’on arrive à imaginer avec une pointe de
nostalgie, la vie roncquoise à cette époque-là, comme dans bien
d’autres villes de la Région Nord/Pas de Calais. |
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Les "MAISONS DES TISSERANDS", avec des fenêtres
très basses et des soubassements le plus souvent peints.
Et puis, plus traditionnellement des maisons avec un simple
rez-de-chaussée, souvent en briques peintes et le soubassement
peint jusqu’à l’appui très bas des fenêtres.
Au fil des rues de Roncq, on retrouve sans cesse des bandes de
maisons identiques le plus souvent, avec des façades très
simples dessinées avec rigueur, avec des lignes de composition de
façade à dominante verticale. Il y eut d’ailleurs, un effort
d’animation dans ces façades avec différents décors grâce
aux matériaux utilisés.
Car il faut compter aussi comme faisant partie du patrimoine, que
ce soit à Roncq ou toute autre ville du Nord, c’est ce langage
architectural, avec ses formes et ses matériaux.
Quel bel exercice de style, et même de création de la part des
architectes et des artisans quant à l’usage des matériaux !
La brique est incontournable, la pierre étant le plus souvent réservée
aux édifices publics ou bâtisses nobles. On peut remarquer que
la plupart des maisons traditionnelles roncquoises sont
construites en briques peintes à l’origine. Ainsi, les façades
d’hier et d’aujourd’hui, offraient un beau contraste blanc
et noir, sachant que les soubassements étaient traditionnellement
de couleur noire, car ils étaient enduits le plus souvent de
goudron pour l’étanchéité de la bâtisse qui n’avait pas de
gouttière. Mais les briques peuvent aussi revêtir les couleurs
du crû comme l’orangé, l’ocre jaune, le rouge sang !
Brique émaillée, briques vernissée, brique de couleurs, mosaïque,
pour jeux de calepinage notamment pour la réalisation de frises
et de bandeaux, et la réalisation de motifs de décoration
ressemblant à des points de broderie.
Corniches, bandeaux, lucarnes, chiens assis, soubassement,
ferronnerie,...
Tout paraît banal à l’oeil non initié ou distrait ou pressé,
et pourtant tous ces reliefs, tous ces éléments sont le témoins
d’une richesse qu’il faut conserver.
Ainsi, nous vous avons fait découvrir quelques facettes du
patrimoine de Roncq. Château ou courée, villa ou habitat
populaire, ils ont chacun leur histoire et racontent l’histoire
de nos aïeuls et ce n’est pas uniquement l’oeil qui doit
travailler, mais aussi notre mémoire.
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Et si le bâtiment disparaît, il ne reste plus pour raviver notre
mémoire, que le trompe l’oeil ! |
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